Mon histoire personnelle derrière Mooday
Bonjour,
Si vous êtes arrivé jusqu'ici, c'est peut-être que vous vivez ce que j'ai vécu pendant longtemps.
Mes humeurs n'étaient pas stables. Des hauts, des bas, sans que je puisse me les expliquer. Je savais en revanche que j'étais devenu susceptible, très facilement. Que je pouvais me lever joyeux et, sans raison apparente, me refermer au fil de la journée. J'avais du mal à en parler à mon médecin, mais surtout à ma femme et à ma famille. Un sentiment de honte, sûrement. Le sentiment que dans ma situation, je n'avais pas le droit de me plaindre. J'avais tout, et pourtant...
J'avais pris conscience d'un mal-être qui pesait sur mon quotidien, mais impossible de mettre le doigt sur son origine. Était-ce lié à mon travail ? À mon rythme de vie, mon sommeil, ma famille ? Je n'en avais aucune idée.
Ce qu'on ne mesure pas, on ne le comprend pas
Mon métier consiste à analyser des données pour comprendre des comportements. Un jour, une évidence m'a frappé : je passais mes journées à mesurer des choses... sauf la plus importante pour moi. Mon propre équilibre.
J'ai donc commencé simplement : une note chaque jour, sur papier. Puis une phrase, comme celle qu'on demande à ses enfants le soir : « Dis-moi une bonne chose et une mauvaise chose de ta journée. » Ça aide à extérioriser, et à se coucher plus léger. Là encore, ce que je faisais pour mes enfants, je ne me l'appliquais pas à moi-même.
Deux minutes par jour. Rien de plus. Mais deux minutes tous les jours.
Quand les motifs apparaissent
Au bout de quelques semaines, les premières régularités sont apparues. Certains jours de la semaine revenaient plus bas que d'autres. Certaines périodes, certains contextes pesaient visiblement sur mes notes. En relisant mes phrases des mauvais jours, des mots revenaient — toujours les mêmes. Ce que je vivais comme un brouillard commençait à prendre forme.
Mais sur papier, puis en notes numériques, l'analyse atteignait vite ses limites : trop de journées à relire, impossible de croiser les périodes, de comparer un mois à l'autre, de prendre du recul sur une année entière.
Du constat à l'outil
C'est là que j'ai décidé de créer mon propre outil : un site pour noter, qualifier et surtout visualiser mes humeurs sur une année complète. Car j'avais compris une chose essentielle : c'est la constance qui fait la différence. Une note chaque jour, même les jours ordinaires — et c'est l'accumulation qui révèle ce qu'une journée isolée ne dira jamais. Comme bien souvent, c'est dans la durée que le changement s'opère.
C'est de là qu'est né Mooday.
Aujourd'hui
Mooday est l'outil que j'aurais aimé avoir dès le départ : une note par jour, une phrase si on le souhaite, et une vue d'ensemble qui laisse apparaître ce que le quotidien nous cache — les tendances, les rythmes, les motifs qui se répètent sans qu'on les voie.
Mooday n'est pas la solution à un mal-être. Mais il me permet d'en analyser les causes — et c'est souvent la première étape.
Si vous aussi vous avez envie de mieux comprendre vos humeurs, j'espère que Mooday vous aidera autant qu'il m'aide encore aujourd'hui.
— Alexis, créateur de Mooday